Traducteur assermenté et terminologue

Le traducteur face aux bases de données terminologiques

             Tout traducteur a recours aux bases de données terminologiques afin de trouver l’équivalent pertinent dans ses travaux de traduction. Une importance singulière est accordée à l’élaboration de ces bases de données dans des pays où plusieurs langues sont reconnues officiellement. Des organismes ayant pour vocation les travaux de traduction et de terminologie ont en l’occurrence été fondés.

On note en particulier la Direction générale de la traduction relevant de la Commission européenne et le Bureau de la traduction du Canada.

En effet, la Direction générale de la traduction est fondée par la Commission européenne pour fournir de divers services linguistiques et traduire les textes législatifs dans les 24 langues officielles de l’Union européenne. Dans ce contexte, un portail  de bases de données terminologiques dans  ces langues a été créé où l’on peut trouver les équivalents et les définitions de chaque terme en fonction de son domaine de spécialité.

Il s’agit d’une base de données minutieusement élaborée à laquelle les traducteurs du monde entier  se réfèrent régulièrement dans leurs recherches terminologiques. C’est un portail où l’on constate décidément le rôle complémentaire entre le terminologue et le traducteur.

Cette question de traduction et de terminologie est invoquée constamment dans le monde arabe où les traducteurs arabes subissent les difficultés nées de la non-standardisation des termes dans la langue arabe. En effet, si l’on prend l’exemple de la traduction des textes juridiques, le traducteur assermenté qui doit fournir une traduction en bonne et due forme aux juridictions, ambassades, consulats, organismes publics … se trouve face à des termes arabes utilisés dans le document à traduire qui ne sont nullement utilisés dans son pays. D’où, l’embarras de la recherche de la définition de ce terme pour réussir à trouver l’équivalent pertinent et parvenir à une traduction correcte.

Des efforts ont été déployés afin de standardiser la terminologie arabe notamment à travers la création du Bureau de l’arabisation au Rabat (Maroc) sous-tutelle de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences. Toutefois, ils n’ont pas abouti à une standardisation complète.